Parfois…

Quand le Spleen m’accapare  , certaines mélodies me déposent aux portes de l’imaginaire…Mélancolie saine et constructive…Ma théorie, un brin du passé, un instant du présent pour voir l’avenir en couleur.

Bien que cette théorie ait été infirmée depuis longtemps, il n’en demeure pas moins qu’il me faut transiter par cet état pour trouver l’inspiration…

Selon Baudelaire, si la joie peut jaillir de la Beauté, elle n’en constitue le plus souvent qu’un des ornements les plus vulgaires « tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l’illustre compagne ».

Dans cette chanson ci-dessous, julien Doré me ramène à la mélancolie du passé et mes longues balades dans les hautes herbes prés des bords de Loire. « A qui ce n’est pas arrivé de se dire des choses que l’on ne tiendra pas » !!! On connaît se sentiment : Le parfum d’une liaison passionnée en est l’exemple même…

« Toute sa vie,  écrivain au tempérament généreux a prôné l’amour sincère et personnifié les débordements du coeur romantique ».

                                                                                       George Sand 

thMCJ7GRWWJ’aurais voulu être vous….. Vous m’avez volé ma vie…

En ces heures sombres où des corbeaux s’habillent en femme, je pense à vous ; à votre entêtement, à votre liberté, à la lumière unique de votre vie…souffle exalté et impétueux, emblème de liberté et de féminité. Insolente étincelle de la vie. Vous qui vous êtes envolée il y’a bien longtemps, vous qui avez imprégné mon âme et mon esprit, laissez moi vous dire que je vous admire, et que c’est vous qui attisez avec force l’intensité de mes rêves et de ma curiosité. Vous êtes une héroïne de tout les temps…

                                      Herbe
 
L’herbe est étrangement grande pour moi,
étendu le nez contre la terre.
Si je me penche aussi bas que je peux
mon monde s’agrandit.
 
Sous les palissades pointues et vertes
je m’arrête. Ici je vais rester.
Je ne crains pas de me perdre dans l’obscurité brillante !
Je ne crains pas de me perdre dans la paille !
 
Dans les salles de paille s’élevant
est une voix qui réveille, appelle,
de plus en plus fort : tu viens maintenant
tu viens, tu viens, tu viens maintenant,
– toi maintenant.
 
Et en guise de réponse
sonne une claire voix
d’enfant, claire en moi, merveilleuse :
non, oh non, pas encore ! non, oh pas encore !
Mais quand ma folie sera partie,
quand mes rêves de grandeur seront partis,
alors je vais venir, alors je vais venir,
alors je serai petit et heureux, bien assez.

                                                Tom KRISTENSEN (1893-1974)


14 réflexions sur “Parfois…

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